Décret VAE : nouvelles modalités de mise en œuvre au 1er octobre 2017

Un décret très attendu publié au JO du 6 juillet 2017 détermine les nouvelles modalités de mise en œuvre de la validation des acquis de l’expérience (VAE). Il entre en application le 1er octobre 2017.

Le décret du 4 juillet 2017 met la partie règlementaire du Code de l’éducation en conformité avec les nouvelles règles s’appliquant en matière de VAE issues :

  • des articles 1er, 6 et 21 de la loi n° 2014-288 du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale ;
  • de l’article 78 de la loi n° 2016-1088 du 8 août 2016 relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels.

Règles de calcul de la durée d’exercice des activités en milieu professionnel

Le décret rappelle que sont désormais prises en compte dans une demande de VAE l’ensemble des activités suivantes :

  • activités professionnelles salariées,
  • activités non salariées,
  • activités de bénévolat ou de volontariat,
  • activités exercées par une personne inscrite sur la liste des sportifs de haut niveau,
  • activités exercées dans le cadre de responsabilités syndicales,
  • activités exercées d’un mandat électoral local ou d’une fonction élective locale.

Lorsqu’il s’agit d’activités réalisées en formation initiale ou continue, peuvent être prises en compte :

  • les périodes de formation en milieu professionnel,
  • les périodes de mise en situation en milieu professionnel,
  • les stages pratiques,
  • les préparations opérationnelles à l’emploi,
  • les périodes de formation pratique de contrat d’apprentissage, de contrat de professionnalisation ou de contrat unique d’insertion.

Suite à la réforme opérée par la loi du 8 août 2016, sont prises en compte les activités exercées pendant une durée d’au moins un an, de façon continue ou non, en rapport direct avec le diplôme ou titre à finalité professionnelle ou le certificat de qualification professionnelle pour lequel la demande est déposée.

Cette durée d’un an est calculée sur un nombre d’heures correspondant à la durée de travail effectif à temps complet en vigueur dans l’entreprise en fonction de la période de référence déterminée en application d’un dispositif d’aménagement du temps de travail (en référence à l’article L3121-41 du Code du travail).

Il est aussi précisé que la durée des activités réalisées hors formation doit être supérieure à celle des activités réalisées en formation.

Art. R335-6 du Code de l’éducation, modifié

Procédure de recevabilité de la demande de VAE

1° Etapes de la procédure de VAE

Comme c’était déjà le cas auparavant, la procédure de validation des acquis de l’expérience comprend deux étapes :

  • une étape de recevabilité de la demande de validation des acquis de l’expérience ;
  • et une étape d’évaluation par le jury. Cette seconde étape est organisée par un organisme certificateur. Il peut s’agir de :
    • l’autorité administrative qui délivre la certification,
    • l’établissement ou l’organisme qui délivre la certification.

Le décret précise que l’organisme certificateur peut proposer au candidat une aide gratuite à la constitution de son dossier de recevabilité.

2° Dossier de recevabilité

Il comprend :

  1. un formulaire de candidature dûment renseigné avec la signature manuscrite ou électronique du candidat dont le modèle est fixé par arrêté du ministre chargé de l’Emploi ;
  2. les documents justifiant de la durée des activités exercées par le candidat et le cas échéant, les certifications ou parties de certifications obtenues et les attestations de formations suivies antérieurement distinguant la durée des périodes de formation initiale ou continue réalisées en situation de travail, en rapport direct avec la certification ciblée ;
  3. les documents spécifiques éventuels, nécessaires à l’examen de la demande de validation, fixés par l’organisme certificateur délivrant la certification professionnelle.

Il y aura donc désormais un modèle unique de formulaire de candidature (CERFA).

3° Nombre de demande pouvant être déposées

Deux règles sont posées :

  • un candidat ne peut déposer qu’un seul dossier de recevabilité pendant la même année civile et pour le même diplôme, titre ou certificat de qualification ;
  • pour des diplômes, titres ou certificats de qualification professionnelle différents, il ne peut déposer plus de trois dossiers de recevabilité au cours de la même année civile.

Ces obligations et l’engagement sur l’honneur du candidat à les respecter sont rappelés sur chaque formulaire de candidature à une validation.

4° Dépôt du dossier de demande

Le candidat adresse le dossier de recevabilité à l’organisme certificateur, dans les conditions que ce dernier a préalablement fixées et rendues publiques, notamment sur son site internet ou sur le portail gouvernemental dématérialisé dédié à la VAE.

5° Instruction du dossier de recevabilité

L’examen du dossier de recevabilité est réalisé par l’organisme certificateur.

Il consiste :

  • d’une part, à contrôler la conformité de la durée effective d’activité par rapport à la durée requise ;
  • et, d’autre part, à vérifier le rapport direct des activités déclarées par le candidat avec les activités du référentiel de la certification.

6° Notification de la décision

L’organisme certificateur notifie sa décision au candidat par tout moyen donnant date certaine à la réception de cette décision.

La notification mentionnant une décision favorable indique, pour chaque certification la durée de validité de la recevabilité de la demande à l’expiration de laquelle le candidat doit renouveler sa demande ou, en accord avec l’organisme certificateur, la proroger si le contenu du référentiel de la certification reste inchangé.

Cette notification peut comporter des recommandations, relatives notamment aux formations complémentaires.

Pour rappel, sur proposition d’un représentant d’un des organismes membres du service public de l’orientation, l’accompagnement à la VAE peut aussi comprendre une assistance à l’orientation et à la recherche de financement pour la prise en charge d’une formation complémentaire correspondant aux formations obligatoires requises par le référentiel de la certification recherchée ou à l’acquisition d’un bloc de compétences manquant dans le parcours du candidat et correspondant à une partie identifiée dans ce référentiel (article R6423-3 du Code du travail).

7° Session d’évaluation

L’organisme certificateur propose au candidat au moins une date de session d’évaluation dans les 12 premiers mois à compter de la date d’envoi de la notification de la décision favorable sur la recevabilité.

Art. R335-7 du Code de l’éducation, modifié

Règles relatives à l’étape de validation

1° Dossier de validation

Le candidat, ayant reçu une décision favorable à sa demande de recevabilité, constitue son dossier de validation comprenant :

  • la description de ses aptitudes, compétences et connaissances mobilisées au cours de son expérience dans les différentes activités exercées ;
  • et, le cas échéant, au cours de formations complémentaires mentionnées ci-dessus.

Il l’adresse à l’organisme certificateur, chargé de l’organisation du jury de la certification professionnelle, dans les délais et les conditions que ce dernier lui aura préalablement fixés et communiqués.

Le dossier de validation est soumis au jury constitué et présidé conformément au règlement et aux dispositions régissant le diplôme, le titre ou le certificat de qualification postulé.

Art. R335-8 du Code de l’éducation, modifié

2 ° Décisions du jury

Le jury décide de l’attribution ou de la non attribution du diplôme, du titre ou du certificat de qualification.

Il peut délivrer une ou plusieurs parties identifiées de certification professionnelle classée au sein du répertoire nationale des certifications professionnelles (RNCP) et visant à l’acquisition d’un ou plusieurs blocs de compétences. Dans ce cas, il identifie les aptitudes, compétences et connaissances qui feront l’objet de l’évaluation complémentaire nécessaire à l’obtention du diplôme, titre ou certificat de qualification postulé.

Art. R335-9 du Code de l’éducation, modifié

La décision du jury est notifiée au candidat par l’organisme certificateur.

Les parties de certification obtenues de manière définitive font l’objet de la délivrance au candidat :

  • soit d’attestations de compétences,
  • soit d’un livret de certification.

L’organisme certificateur prend les mesures nécessaires pour être en mesure de satisfaire toute demande de duplicata des attestations ou du livret.

Art. R335-10 du Code de l’éducation, modifié

Pour la VAE des formations du supérieur, le président du jury adresse à l’organisme certificateur un rapport précisant :

  • l’étendue de la validation accordée,
  • la nature des aptitudes, compétences et connaissances que le candidat doit acquérir et qui doivent faire l’objet d’une évaluation complémentaire en cas d’attribution d’une ou plusieurs parties de certification.

Art. R613-37 du Code de l’éducation, modifié

VAE dans l’enseignement supérieur

1° Application des règles de droit commun de la VAE

Peuvent donner lieu à validation, les acquis de l’expérience correspondant à l’exercice d’activités dont la nature et la durée sont définis dans les conditions de droit commun (voir ci-dessus l’article R335-6 du Code de l’éducation modifié).

L’étape de recevabilité de la demande est régie par les dispositions de droit commun (voir article R335-7 du Code de l’éducation modifié ci-dessus) et le candidat, ayant reçu une décision favorable à sa demande de recevabilité, constitue son dossier de validation dans les conditions de droit commun (voir article R335-8 du Code de l’éducation modifié ci-dessus).

2° Spécificités de la validation des formations dans le supérieur

Dossier de demande

Le formulaire de candidature est accompagné d’un dossier comprenant outre les diplômes, certificats et toutes autres pièces permettant au jury de validation d’apprécier la nature et le niveau de ces études.

Il comprend par ailleurs :

  • l’annexe descriptive du diplôme,
  • les attestations certifiant les crédits européens obtenus représentatifs des études suivies lorsque celles-ci l’ont été dans le cadre défini par l’Union européenne pour favoriser la mobilité, dans un autre Etat européen.

Art. R613-35 du Code de l’éducation, modifié

Dossier de validation

Le dossier de validation des acquis de l’expérience ou le dossier de la demande de validation des études supérieures est soumis au jury constitué et présidé conformément au règlement et aux dispositions régissant le diplôme ou le titre à finalité professionnelle auquel il est postulé.

Rôle du jury

Le jury de validation :

  • procède à l’examen du dossier,
  • s’entretient avec le candidat au regard de ce dossier.

Une mise en situation professionnelle réelle ou reconstituée du candidat est organisée lorsque le référentiel de la certification ciblée l’a prévu.

Les procédures d’évaluation permettent au jury de vérifier si les acquis dont fait état le candidat correspondent aux aptitudes, compétences et connaissances exigées par le règlement du diplôme ou du titre postulé.

vae infos

Martinique : 40 lauréats de la VAE mis à l’honneur à l’université

Le service universitaire de formation continue du pôle Martinique de l’université des Antilles a récompensé vendredi dernier les lauréats de la VAE.

Vendredi dernier, l’université des Antilles a récompensé 40 hommes et femmes, âgés de 30 à 60 ans, à la recherche d’un emploi ou en poste depuis plusieurs années. Avec courage, ces 12 hommes et 28 femmes ont validé un DUT, une licence ou un master, dans des domaines très variés, en s’appuyant sur leurs expériences appréciées par un jury d’experts. Pour la première fois, ces lauréats d’une promotion de validation des acquis de l’expérience (VAE) ont reçu leur diplôme lors d’une cérémonie officielle en présence de leur famille, de leurs enseignants, du directeur du service universitaire de la formation continue, Fernand Sainte-Rose, et de la vice-présidente du pôle Martinique, Odile Marcelin François-Haugrin.
« La validation des acquis de l’expérience est une merveilleuse voie de reconnaissance et de certification où s’affirme la prise en compte du parcours individuel et professionnel de tout un chacun, et ce, quel que soit son parcours initial » , a expliqué la vice-présidente du pôle Martinique, Odile Marcelin François-Haugrin, lors de son discours. « La VAE s’est imposée, avec la formation initiale et continue, comme un outil efficace et dynamique pour se former tout au long de la vie, en donnant la possibilité aux étudiants de devenir acteurs de leur propre formation. »
ILS ENRICHISSENT LEUR ENVIRONNEMENT DE LEURS COMPÉTENCES
Pour Odile Marcelin François-Haugrin, « ces acquis d’origine professionnelle, associative ou expérientielle prennent du sens dans ce modèle d’évaluation qui permet, au titre du parcours professionnel et individuel, l’amélioration des chances dans la recherche d’emploi ou l’acquisition d’autres compétences et de nouveaux diplômes » . À propos des 40 lauréats, la vice-présidente du pôle a rappelé que « ce sont des heures de travail de reconstitution de parcours, d’expériences plurielles construites dans le temps, des essais et tâtonnements concrétisés au quotidien dans des engagements et investissements de soi » . Elle a ajouté : « Ce sont des îlots de réussite qui se mêlent aux compétences portées à la validation et reconnues par les diplômes » . Elle a poursuivi son discours ainsi : « Cette cérémonie, c’est aussi celle de la reconnaissance, de l’honneur et de la dignité de ces femmes et de ces hommes qui enrichissent leur environnement de leurs compétences. C’est un moment fort et riche en émotions pour nous, universitaires, nos partenaires, et pour vous, étudiants de la VAE, qui avez fait preuve de détermination et de courage pour entreprendre un projet de certification » .

La VAE en quelques chiffres

La DARES mais aussi le ministère de l’Education nationale publient régulièrement un certain nombre de statistiques sur la validation des acquis de l’expérience. Un processus long et compliqué de l’avis de tous, mais qui demeure payant ! Petit tour de ce dispositif en quelques chiffres…

• Entre 6 et 12 mois : C’est le temps qu’il faut, normalement, pour boucler une démarche de VAE. C’est bien évidemment la constitution du dossier ou livret de validation qui demande le plus de temps. Principale difficulté : illustrer ses compétences par son expérience.

• 26 % : La proportion de demandeurs d’emploi parmi les candidats à la VAE.

• 40 à 49 ans : Les candidats se formant le plus appartiennent à cette classe d’âge, suivis des 30-39 ans.

• 42 % : La proportion de démarches de validation débouchant sur une validation complète. Les réussites les plus fréquentes concernant les diplômes de niveau bac+2 ou 3 (46%). Il est plus rare, en revanche, de voir totalement validés des bac+5 qui demandent souvent un très grand nombre de connaissances. Les démarches concernant les diplômes de niveau I et II ne représentent d’ailleurs que 2% des dossiers présentés devant jury.

•1319 euros : C’est la prise en charge moyenne accordée au salarié en CDI. Elle correspond aux démarches prises en charge via le Congé individuel de formation. A noter que depuis 2015, l’accompagnement VAE est également pris en charge par le Compte personnel de formation.

• 25 600 : Le nombre de validations complètes de certifications et de diplômes pour l’année 2014. Au total, 42 400 se sont présentés devant le jury de validation. Ceux qui n’ont pas reçu de validation totale n’ont pas vu leur dossier rejeté. En cas de validation partielle, le candidat aura 5 ans pour valider les connaissances manquantes. 61 300 demandes avaient été jugées recevables en début de processus.

• 310 000 : Le nombre de certifications délivrées entre la mise en place du dispositif, en 2003 et 2014.

• Les certifications concernent en priorité les formations du domaine sanitaire et social. Les diplômes arrivant en tête étant le Diplôme d’Etat d’aide-soignant (DEAS) suivi du DE d’Auxiliaire de vie sociale (DEAVS), le CAP Petite enfance, le DE d’éducateur spécialisé (DEES) puis du DE d’auxiliaire de puériculture.

Blandine vient d’obtenir un diplôme d’enseignement supérieur avec la VAE

« Quand j’entends dire que le bac ne sert plus à rien, ça me fait bondir. C’est cet examen que je voulais obtenir au départ », lance Blandine, qui vient de recevoir la validation de son BTS assistant de gestion de PME-PMI à référentiel commun européen, obtenu après une VAE (validation des acquis de l’expérience). Un sésame qui lui ouvre les portes de postes ou concours auxquels elle ne pouvait prétendre avant.

Elle est déjà titulaire d’un BEP employé des services commerciaux. Cette habitante de Gerbéviller est en CDD depuis plusieurs années, à la communauté de commune de la Mortagne. Elle officie en tant qu’adjointe administrative. Au 1er juillet, elle sera définitivement rattachée à la CC de Rambervillers au service assainissement. « Cela correspond exactement à mon diplôme. Lors de mon entretien, la préparation de la VAE a été un plus sur mon CV et a été appréciée. » Elle espère une titularisation. « J’ai aussi passé le concours pour le devenir. »

« Les formateurs spécialistes de la VAE à Pôle emploi m’ont orientée vers cet examen de part mon parcours professionnel et mon expérience. » L’obtention de ce diplôme a pris près de six mois avec, en final, la présentation d’un mémoire devant un jury composé d’enseignants et de chefs d’entreprise. Cet oral a eu lieu en avril dernier « Le plus difficile a été de trouver les preuves de mon ancien poste pendant la réalisation du mémoire. Il a fallu prouver point par point que mes qualifications professionnelles correspondaient à un référentiel de l’Académie. »

A 53 ans, cette mère de deux enfants a passé 28 ans dans le privé. Elle a terminé assistante d’agence pour une grande entreprise spécialisée dans le bâtiment industriel. Qui l’a conduit de l’Alsace à la Normandie, avant un retour dans le secteur. « J’ai été licenciée en 2012 suite à une rupture conventionnelle avant une restructuration de la société. » Un coup dur pour Blandine.

« A Pôle emploi, des offres correspondaient à ce que je savais faire, mais elles m’étaient refusées parce que je n’avais pas l’examen requis. C’était frustrant de se faire recaler pour cette raison alors que j’avais l’expérience. » Aujourd’hui, l’examen est dans la poche. « J’ai fait cela pour montrer à mes enfants l’importance de travailler à l’école. C’est aussi un peu une revanche par rapport à mon licenciement et une reconnaissance de mes années passées dans le privé. Cela me permettra d’évoluer dans la fonction publique où je veux rester. »

« Cela devrait être obligatoire de valider son expérience professionnelle par un diplôme », ajoute la jeune titulaire d’un BTS. Qui ne compte pas s’arrêter là. Prochain objectif : le concours de rédacteur de la fonction publique. Blandine  peut le tenter, elle a le diplôme.

Source : http://www.estrepublicain.fr

VAE Infos Petite Enfance

Changer de métier pour travailler avec des enfants

Par choix personnel ou pour des raisons professionnelles, un grand nombre de salariés du secteur privé ou public choisit de se réorienter vers les métiers de la petite enfance. En effet, ce secteur recrute énormément et les besoins sont encore très importants. Pour réussir dans ce projet, il convient de suivre des étapes précises :
1 -Éviter les erreurs de jugement en cernant bien ses vraies motivations.
2 – Prendre un nouveau départ, ce qui signifie supporter de nouvelles conditions de vie, de  nouveaux collègues, un nouveau poste et de nouvelles contraintes.
3 – Faire un bilan de compétences qui peut permettre de choisir la bonne voie de formation.
4 -Bâtir un projet solide de formation.

La VAE ou Validation des Acquis par l’Expérience permet d’explorer l’environnement du métier et de se confronter à sa réalité. Ce diplôme est proposé par différents organismes comme l’AFPA (Association nationale pour la formation professionnelle), présente dans 190 sites d’orientation et 262 sites de formations.
Il est également possible de faire valoir son droit au CIF ou congé individuel de formation qui permet de toucher 80 à100% de son salaire durant la période passée en formation.
Selon les sondages, un français sur trois serait prêt à changer de métier. Avec les nouvelles formations professionnelles destinées aux adultes ainsi que les multiples aides dont on peut bénéficier, ce type de changement est aujourd’hui à la portée de tous. C’est notamment le cas dans le secteur de la petite enfance.

Formation_VAE

Le compte personnel de formation en huit questions

Depuis le 1er janvier 2015, les salariés du privé ont accès à une nouvelle modalité dans le dispositif de formation continue. C’est le CPF : Le Compte Personnel de Formation

 

LE CPF : C’est quoi ?

Le compte personnel de formation (CPF) est une nouvelle modalité d’accès à la formation créée par la loi relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale. Il a pour ambition d’accroître le niveau de qualification de chacun et de sécuriser le parcours professionnel. Il concerne les salariés du secteur privé, mais aussi les personnes sans emploi, inscrites ou non à Pôle emploi.

Comment ça marche?

Le CPF est alimenté en heures de formation chaque année. Il permet de capitaliser 24 heures de formation chaque année jusqu’à 120 heures, puis 12 heures, jusqu’à la limite de 150 heures. Pour les temps partiels, les heures sont calculées proportionnellement au temps de travail effectué.

Dans les structures de 50 salariés ou plus, un abondement supplémentaire de 100 heures est accordé au salarié qui n’a pas eu les entretiens professionnels auxquels il a droit et dans certaines conditions.

Que devient le DIF ?

Le DIF (Droit individuel à la formation) n’existe plus dans le privé depuis le 31 décembre 2014. Il est remplacé par le CPF. Toutes les heures du DIF acquises avant le 1er janvier 2015 et non utilisées sont transférées sur le CPF du salarié. Pour les salariés de la fonction publique, le DIF perdure.

Comment utiliser le CPF ?

C’est le salarié qui prend l’initiative d’utiliser son CPF afin de concrétiser son projet de formation. Dans certains cas, comme celui où la formation se déroule hors du temps de travail, le salarié n’a pas besoin de demander l’autorisation de son employeur pour l’utiliser.

Comment réaliser une demande de CPF ?

Le CPF est attaché à la personne, et non à l’employeur. C’est la grande particularité de ce dispositif. Ainsi, les heures de formation inscrites sur le CPF demeurent acquises en cas de changement de situation professionnelle ou de perte d’emploi. Toutes les informations du CPF sont informatisées et gérées par la caisse des dépôts et des consignations. Pour savoir combien de combien d’heures il dispose, le salarié peut se rendre sur le site « mon compte formation.gouv ». Ce compte est abondé par le salarié lui-même ou par l’employeur. La procédure de mobilisation des heures relève de la seule initiative du salarié.

Toutes les formations sont-elles possibles avec le CPF ?

Seules certaines formations peuvent être suivies dans le cadre du CPF. Ces formations doivent appartenir à 3 catégories précises : les actions de formation du socle de connaissances, l’accompagnement à la VAE (Validation des Acquis et de l’Expérience) et enfin, les formations aboutissant à un titre inscrit au RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles), ou bien inscrites à un programme de qualification propre à chaque région, ou encore, à une certification personnelle établie par la CNCP (Commission nationale des certifications professionnelles).

Pas assez d’heures de CPF pour une formation : comment faire ?

Les formations plus longues peuvent toujours être financées par les autres dispositifs de financement de la formation continue : Plan de formation des établissements, CIF (Congé Individuel de Formation) dans le privé, CFP (Congé de Formation Professionnelle) dans le public. Ou par un montage de différents financements dont le CPF.

Le bilan de compétences est-il éligible au CPF ?

Le bilan de compétences n’est plus éligible au titre du CPF depuis le 1er janvier 2015. Il peut être financé dans le cadre du congé bilan de compétence ou dans le cadre du plan de formation traditionnel de l’entreprise.

Malika Surbled
Article paru dans ActuSoins magazine

 

Semaine de la validation des acquis d’expérience : «J’ai enfin la chance de pouvoir progresser dans mon travail»

Les VAE. Terme obscur pour beaucoup et pourtant ô combien important, pour un grand nombre de salariés.

De quoi s’agit-il ?

La validation des acquis de l’expérience permet, après un certain nombre d’étapes, d’obtenir une certification professionnelle sans pour cela, passer un diplôme.

Exemple : une femme d’agriculteur ayant fait depuis plusieurs années, la comptabilité de l’exploitation, peut obtenir via les VAE, un diplôme universitaire de gestion.

Mais plus que des mots, une histoire. Celle d’Étienne Muratet qui depuis peu, est l’heureux titulaire d’un BTS après vente automobile acquis grâce à ce programme.

Dans quel secteur d’activité exercez-vous votre travail ?

Il y a 15 ans, j’ai décroché un bac pro maintenance automobile des véhicules particuliers. Puis, j’ai décroché un boulot comme mécanicien dans un atelier.

On imagine que très vite, vous avez voulu évoluer , progresser ?

Absolument. Au bout de quelques années, j’ai eu envie de postuler pour d’autres postes dans le monde automobile. Être plus en contact avec les clients, gérer une équipe.

Quels étaient les freins à votre évolution ?

Il me fallait un BTS pour passer ce palier. Or, je n’avais qu’un bac Pro.

Comment avez-vous découvert la validation des acquis de l’expérience ?

Je savais que je ne pouvais pas reprendre les études. Trop compliqué quand vous travaillez et que vous avez une famille. Alors, j’ai cherché sur Internet et j’ai découvert ce programme.

Les VAE, ça fonctionne comment ?

Vous prenez rendez-vous avec un conseiller qui vous aide dans vos démarches pour préparer un premier dossier.

Et ensuite ?

Ce premier dossier et assez sommaire. Ils vérifient avant tout si votre demande tient la route. La deuxième phase est plus compliquée. Il faut démontrer que toutes les disciplines enseignées dans un BTS, vous les avez acquis lors de votre expérience professionnelle. Si votre dossier est pris en compte, il est envoyé au rectorat qui vous convoque pour un oral en présence de professionnels et d’enseignants.

Cet oral s’est bien terminé pour vous ?

Absolument. Ils ont validé mes acquis et depuis juin, je suis titulaire d’un BTS après vente automobile.

Ce BTS va vous ouvrir de nouvelles portes ?

Il me permet surtout d’accéder à un cycle de formation pour devenir expert automobile. C’est un tout autre métier. Mais aujourd’hui, j’ai vraiment envie de voir autre chose qu’un atelier de mécanique. Et avec les VAE, j’ai enfin la chance de progresser dans mon travail. L’opportunité est formidable. C’est pour cela que je vais témoigner la semaine prochaine, lors des réunions d’information, pour expliquer aux personnes intéressées que les VAE, ça marche.

Source : http://www.ladepeche.fr

Aide à domicile : des besoins exponentiels

Les aides à domicile comptent parmi les professions les plus recherchées au niveau national, selon l’enquête Besoin en main d’œuvre de Pôle emploi. On en compte déjà 29.600 en Midi-Pyrénées et 2.000 emplois supplémentaires devraient être créés d’ici 2017. Et ce n’est qu’un début ! Avec le vieillissement de la population et le maintien à domicile des personnes âgées, les besoins devraient certes être croissants. Pour accompagner la demande, et valoriser ses collaborateurs, le secteur de l’aide et des soins à domicile tend à se professionnaliser et à offrir davantage de perspectives de carrière.

Deux années de formation en moyenne

Si la fonction d’aide à domicile peut sembler exigeante, elle est également très gratifiante, car elle permet de travailler de façon autonome en prenant des responsabilités auprès de personnes que l’on accompagne. L’aide à domicile reçoit en effet pour mission d’assister les personnes dépendantes dans leur vie de tous les jours, en préparant leur repas, en prenant en charge l’entretien du logement, ou en les aidant dans les tâches quotidiennes (coiffure, sorties, démarches administratives). Pour exercer cette profession, une grande capacité d’écoute et une bonne adaptabilité sont des qualités indispensables. Le sens de l’organisation et du service et la discrétion sont aussi nécessaires.

Un cursus validé par un diplôme de niveau V doit être suivi, en formation initiale ou continue, pour espérer exercer ce métier. La durée des formations est de deux ans en moyenne et pour la plupart, accessibles directement après le Brevet des collèges. Pour se former, il existe notamment plusieurs filières à un niveau CAP ou équivalent : le Diplôme d’État d’auxiliaire de vie sociale (DEAVS), le CAP Assistant technique en milieux familial et collectif, le Certificat d’aptitude professionnelle agricole option Services en milieu rural, ou encore le titre professionnel Assistant(e) de vie aux familles et la Mention complémentaire Aide à domicile. Pour des formations en trois ans, qui permettront d’encadrer des équipes ou d’élaborer les missions d’intervention de manière plus approfondie, le Bac pro Accompagnement, soins et services à la personne (ASSP), options A domicile ou Structure, et le Bac pro Services aux personnes et aux territoires (SAPAT) sont requis. Autant de diplômes proposés en Midi-Pyrénées.

Après quelques années d’expérience, l’aide à domicile faire évoluer sa carrière, en s’inscrivant dans une démarche de Validation des acquis de l’expérience (VAE) ou de concours professionnels, et briguer alors des fonctions d’encadrement.
Agnès Frémiot

Source : http://www.toulemploi.fr/

Des clés pour évoluer dans sa vie professionnelle

Se former ou valoriser son expérience ? Un réseau a été mis en place pour accompagner les candidats. Et un forum aura lieu mardi 8 septembre à Niort.

Exemple avec cette épouse d’un artisan. Assez de métier au sein de cette entreprise de maçonnerie pour prétendre au statut de collaborateur conjoint. Une recon- naissance qu’elle a pu obtenir en passant par le dispositif régional VAE, validation des acquis de l’expérience. Dans la foulée, les cinq salariés de l’entreprise ont suivi le même cursus pour décrocher qui la certification de chef d’équipe, qui un bac pro ou un CAP… Sait-on que Poitou-Charentes est « la première région en terme d’accueil de publics désireux de se former ou de valoriser leur expérience ? ». Chargé de mission, Patrice Riffault reconnaît d’emblée que « mobiliser les bons outils pour sécuriser son parcours et se former » relève d’un exercice « parfois complexe ». D’où l’idée lancée par la Région de proposer un forum ouvert à tous les publics, le mardi 8 septembre, de 15 h à 18 h 30, à la chambre de métiers et de l’artisanat de Niort, sur le thème « Se former et valoriser son expérience ».

Changer cinq à six fois de métier

Un chiffre : chaque année, près de 4.000 personnes s’adressent au réseau régional « Info Conseil ». Dans le sud Deux-Sèvres, près d’une dizaine de structures (chambre de commerce et d’industrie, chambre de métiers, comité de bassin d’emploi, CIDFF…) accompagnent et orientent les demandeurs, salariés d’entreprises ou demandeurs d’emploi : « Le niveau d’information des individus est insuffisant quant à leur connaissance des dispositifs d’accès au maintien de l’emploi », observe encore Patrice Riffault. Sait-on assez que la VAE s’adresse à toute personne, quels que soient son âge, sa nationalité, son statut et son niveau de formation ? Tout au plus doit-elle justifier de trois ans d’activité salariée, non salariée ou bénévole dans le domaine en lien avec la certification visée, du CAP au doctorant. Environ deux mille personnes obtiennent cette certification chaque année dans la région, en bénéficiant d’aides financières, « les entreprises étant particulièrement demandeuses ». Moyenne d’âge 35-45 ans, autant d’hommes que de femmes et majoritairement en activité… « Paradoxe », relève Patrice Griffault. Pour autant les perspectives sont prometteuses : « On considère que nos jeunes formés devront changer cinq à six fois de métier… ».

Source : Jean Rouzies lanouvellerépublique.fr

Validation des acquis de l’expérience (VAE) : ce qui change

Salariés en contrat à durée déterminée (CDD) ou encore accompagnement des salariés… Les conditions pour bénéficier d’une validation des acquis de l’expérience (VAE) sont assouplies : un décret a en effet été publié en ce sens au Journal officiel du vendredi 14 novembre 2014. Il fait suite à la loi du 5 mars 2014 concernant la formation professionnelle.

Pour les salariés en CDD, il n’est désormais plus nécessaire de justifier d’une activité de 4 mois sur les 12 derniers mois. Le congé pour VAE se déroulant, en règle générale, en dehors de la période du CDD, il doit débuter au plus tard 12 mois après le terme du contrat.

Par ailleurs, ce décret précise le contenu de l’accompagnement auquel peuvent prétendre les candidats à cette validation : l’accompagnement débute dès recevabilité du dossier de demande de validation et prend fin à la date d’évaluation par le jury. Cet accompagnement comprend un module de base composé d’une aide :
• à la description des activités et de l’expérience du candidat correspondant aux exigences du référentiel de la certification visée,
• à la formalisation de son dossier de validation,
• à la préparation de l’entretien avec le jury,
• et, le cas échéant, à la mise en situation professionnelle.

La VAE est un droit individuel qui permet d’obtenir tout ou partie d’une certification sur la base d’une expérience professionnelle après validation par un jury des connaissances et des compétences acquises. La certification peut être un diplôme, un titre à finalité professionnelle ou un certificat de qualification professionnelle.

Source : https://www.service-public.fr