Un diplôme pour accompagner les élèves handicapés : DEAES

L’une des trois spécialités du tout nouveau Diplôme d’État d’accompagnant éducatif et social (DEAES) porte sur l’accompagnement des élèves handicapés. Jusqu’à présent, aucune formation diplômante n’existait pour les auxiliaires de vie scolaire.

Attention, message codé  : pas d’AESH sans DEAES. Traduction : les candidats à un poste d’Accompagnant d’élèves en situation de handicap (AESH) devront désormais être titulaire d’un Diplôme d’État d’accompagnant éducatif et social (DEAES). Ils ne pourront toutefois postuler à un emploi d’AESH que s’ils ont choisi, parmi les trois spécialités proposées dans le cadre de ce cursus (voir encadré), l’accompagnement à l’éducation inclusive et à la vie ordinaire. Ce tout nouveau diplôme, créé par un décret et un arrêté du ministère des Affaires sociales en date du 29 janvier 2016, comble un vide : jusqu’à présent, aucune formation diplômante n’existait pour les auxiliaires de vie scolaire.

Un diplôme ne répondant pas aux besoins de tous les élèves handicapés

« Il est effectivement important de professionnaliser les personnes accompagnant les élèves handicapés, note Bénédicte Kail, conseillère nationale de l’APF. Mais ce diplôme est seulement de niveau V, [comme un CAP ou un BEP]. Ses titulaires risquent donc de se heurter à certaines limites dans l’accompagnement au savoir des collégiens et des lycéens, voire même dès l’élémentaire pour certaines tâches. »

« L’un des grands enjeux pour l’Éducation nationale est de parvenir à ce que les jeunes en situation de handicap poursuivent leurs études aussi loin que possible, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui, complète Sophie Cluzel, la présidente de la Fnaseph. Comment y parvenir avec des accompagnants ayant un diplôme d’un niveau inférieur au bac ? »

« Humilité dans le niveau du diplôme »

Une analyse que ne partage pas l’Union nationale des employés, auxiliaires de vie scolaire et d’assistants de scolarisation. L’UNEAVS « se félicite de cette humilité dans le niveau du diplôme (…). Affirmer qu’un niveau V d’un diplôme AESH ne serait pas assez élevé pour savoir établir une relation avec un élève, avec des parents, des enseignants, ou participer aux réunions d’équipes de suivi de scolarisation…, demeure une aberration et une injure à l’intelligence, aux compétences, aux connaissances des femmes et des hommes, possédant un niveau V et exerçant actuellement comme AESH dans des établissements scolaires. » L’UNEAVS déplore également que ce diplôme ne permettra pas de sortir ses titulaires de la précarité à laquelle les conditions d’exercice du métier d’AVS les condamne.

Source : rapport de la députée Barbara Pompili, projet de loi de finances 2016
Source : rapport de la députée Barbara Pompili, projet de loi de finances 2016

Peu de recrutements pour ces diplômés

Plus fondamentalement encore, le nombre de diplômés en fonction risque d’être très réduit. Aujourd’hui, sur les 76 000 auxiliaires de vie scolaire en exercice, seuls 28 000 (un tiers) ont le statut d’AESH, les 48 000 autres étant en contrats aidés. « Et seuls quelques dizaines d’AESH ont été embauchés cette année, souligne Sophie Cluzel. La plupart des autres recrutements se font sous contrats aidés, pour lesquels les seuls critères sont l’éligibilité à ce type de contrat. Rien n’indique que la tendance va s’inverser. » Autrement dit, l’État vient de créer un diplôme permettant d’accéder à des postes qu’il ne crée qu’en nombre insuffisant… Franck Seuret

Un diplôme, trois spécialités

Le Diplôme d’État d’accompagnant éducatif et social fusionne les Diplômes d’État d’auxiliaire de vie sociale (DEAVS) et d’Aide médico-psychologique (DEAMP). Le tronc commun centré sur l’intervention auprès des personnes (378 heures) sera complété par l’une de ces trois spécialisations (147 heures) : accompagnement à la vie à domicile (ex-DEAVS), à la vie en structure collective (ex-DEAMP) ou à l’éducation inclusive et à la vie ordinaire. La formation, comprenant également 840 heures de stages, s’étalera sur un à deux an(s), selon le profil des candidats.

La création d’un diplôme unique d’accompagnement vise à faciliter les passerelles entre ces trois secteurs d’activité. Les professionnels pourraient donc évoluer plus facilement au cours de leur carrière, en passant les spécialisations correspondantes.

Source : https://www.faire-face.fr/

VAE BTS NRC

Le livret 1 VAE BTS NRC

La première étape de validation de votre expérience professionnelle s’effectue en remplissant un document appelé Livret 1 VAE.

Il sera utile aux services chargés d’étudier votre candidature d’évaluer si votre demande est recevable : est-ce que vous remplissez les conditions fixées par la loi concernant le domaine d’expérience dont vous êtes issus.

Le livret 1 demande des pièces justificatives afin de permettre aux concernés de juger si votre demande est recevable, il vous sera demandé de remplir des feuilles pour renseigner sur :

  • Vos informations générales : état civil, niveau de formation..
  • Votre expérience professionnelle
  • Vous devez attester sur l’honneur que vous avez déposé une seule et unique demande de VAE.

Les pièces justificatives obligatoires à joindre avec votre dossier dépendent de votre statut professionnel. Elles peuvent inclure des bulletins de salaire si vous être salarié, des déclarations d’existence URSSAFF si vous n’être pas salarié ainsi que des attestations diverses dans le cas où vous seriez bénévole ou volontaire.

Le livret 2 VAE BTS NRC

Le livret 2 VAE sera rempli à la suite de la validation de votre demande faite en première étape. Dans ce livret 2, vous devez décrire précisément vos différentes activités : associatives, bénévoles, salariées ou non et conditions d’exercice. Il est important de renseigner ces informations afin de permettre au jury de vous délivrer, partiellement ou entièrement, le diplôme que vous sollicitez.

Ce livret va comporter :

  • Les éléments prouvant votre pratique professionnelle notamment les outils utilisés comme le matériel ou les ressources
  • La description exacte de votre travail et les activités qui y sont liées.

A la suite du livret 2, le jury peut vous convoquer pour un entretien afin de vous faire une mise en situation professionnelle.

La VAE dans le champ du sport et de l’éducation populaire

Pour obtenir quels diplômes ?

- BAPAAT : Brevet d’Aptitude Professionnelle d’Assistant Animateur Technicien
- BPJEPS : Brevet Professionnel de la Jeunesse, de l’Education Populaire et du Sport
- DEJEPS : Diplôme d’Etat de la Jeunesse, de l’Education Populaire et du Sport
- DESJEPS : Diplôme d’Etat Supérieur de la Jeunesse, de l’Education Populaire et du Sport

La V.A.E., à quelles conditions ?

Vous devez attester d’une expérience minimale de 12 mois d’activité. Les 12 mois ne sont pas nécessairement consécutifs et représentent au moins 1 607 heures.
Ces activités sont attestées par toutes pièces justificatives permettant de vérifier la durée, le volume horaire et la nature des fonctions occupées.

Lorsqu’il s’agit d’activités réalisées en formation initiale ou continue, peuvent être prises en compte les périodes de formation en milieu professionnel, les périodes de mise en situation en milieu professionnel, les stages pratiques, les préparations opérationnelles à l’emploi et les périodes de formations pratique de contrat d’apprentissage, de contrat de professionnalisation ou de contrat unique d’insertion. ATTENTION : le cumul de ces activités ne peut dépasser 50 % du volume horaire global présenté.

La VAE collective

La validation des acquis d’expérience (VAE) se révèle plus engageante dans sa forme collective, en fédérant plusieurs collaborateurs dans cette même démarche. Retour d’expérience de Carrefour Market.

Le sujet est d’actualité : le projet de loi El Khomri prévoit de simplifier l’accès au dispositif de Validation des Acquis d’Expérience (VAE), c’est-à-dire la possibilité pour un salarié d’obtenir une certification, le plus souvent diplômante, « entérinant » le parcours professionnel déjà effectué. « Jusqu’alors, la VAE était avant tout une démarche portée individuellement par un collaborateur souhaitant évoluer professionnellement », observe Dominique Lemaire, directeur du réseau IFAG qui a diplômé de nombreux salariés via la VAE individuelle et qui, depuis près de trois ans, accompagne des groupes comme Carrefour et Decathlon dans la mise en place de cursus de VAE collective.

Dans sa forme collective, la VAE reste une démarche basée sur le volontariat – c’est un souhait émanant du collaborateur lui-même – mais le cursus de formation est suivi au sein d’un groupe de salariés d’une même entreprise et occupant des postes similaires. Une des mesures du projet de réforme du Code du Travail vise justement à développer la VAE sous cette forme. « La VAE collective crée un esprit de promotion, cela fédère plusieurs individus dans un même projet, avec tout ce que cela suppose d’entraide, d’encouragement… Cela donne une autre dimension à la VAE qui reste un engagement somme toute assez lourd, puisqu’il s’agit d’une démarche sur environ dix-huit mois », explique Marie-Hélène Chavigny, DRH de Carrefour Market.

L’entreprise a adopté la VAE collective depuis 2014 : 50 collaborateurs en ont bénéficié cette année-là. Ils étaient une cinquantaine en 2015. L’enseigne a pour ambition de former une centaine de personnes par ce biais chaque année. « Ce dispositif est une sorte de point d’orgue de notre politique globale de formation », précise la DRH. En effet, la VAE collective vient compléter une palette de cursus mise en place par Carrefour Market. « Etre plusieurs, ça change tout : on se challenge, mais surtout on s’aide, on s’épaule », confirme Éric Élisabeth, directeur régional de Carrefour Market dans les Yvelines.

Entré chez Carrefour France, comme caissier, il y a plus de 20 ans, Éric Élisabeth a depuis « gravi tous les échelons » : chef de rayon, chef de secteur, directeur de magasin et, aujourd’hui, directeur de région. « La VAE valorise ces 22 années passées chez mon employeur et toutes les compétences que j’ai pu y acquérir », dit-il. Aujourd’hui âgé de 45 ans, titulaire d’un BTS, Éric Élisabeth a souhaité participer à ce programme lorsque son fils, baccalauréat en poche, s’est lui-même lancé dans des études supérieures. « C’est une charge de travail supplémentaire, c’est un engagement sur le long terme. Mais le fait d’appartenir à une promotion permet d’être sans cesse remotivé, remobilisé », constate-t-il.

En outre, les participants mettent leurs expertises respectives au service des autres. « Récemment, l’un d’entre nous butait pour la rédaction d’une fiche. Nous sommes un groupe de 14, directeurs de magasin, directeurs de région et responsables de services : chacun a fait part de ses connaissances pour aider le confrère », raconte Éric Élisabeth. La finalité de la VAE, qu’elle soit individuelle ou collective, reste la même : le développement de l’employabilité, ce qui suscite un très fort sentiment de reconnaissance. « Le bénéfice est double. D’un point de vue personnel, c’est très valorisant de pouvoir être éligible à un master. D’un point de vue professionnel, c’est une marche supplémentaire pour l’évolution au sein de l’entreprise », indique le directeur de région.

« Nous sommes au début de notre démarche dont il est encore trop tôt pour en mesurer tous les impacts. Mais les effets induits sont déjà assez clairs comme le sentiment de fierté d’appartenir à une entreprise qui pérennise l’emploi et fait grandir ses collaborateurs. C’est un vecteur de fidélisation », estime Marie-Hélène Chavigny. Chez Carrefour Market, plusieurs populations sont concernées : les employés de commerce ayant un niveau CAP ou un Bac Pro Commerce, les managers de magasins et les cadres. A chaque fois, le cursus se déploie en deux temps : d’abord une formation théorique, avec des modules dispensés en présentiel. Puis des ateliers pratiques où s’opère cette fameuse alchimie collégiale tant plébiscitée par les participants.

Des freins existent néanmoins. « Côté collaborateur, la VAE suppose un investissement sur le long terme qui va de facto impacter la sphère privée. D’où la nécessité d’avoir un conjoint qui est partie prenante de la démarche. S’ajoute à cela la peur de l’échec », souligne Dominique Lemaire. Côté entreprise, la VAE représente un coût, variant de 2.500 € à plus de 4.000 € (par participant, pour un programme de 18 mois), mais les organisations qui encouragent ce choix auprès de leurs collaborateurs y voient avant tout un axe fort de leur politique globale de formation et même un pilier de la gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences (GPEC). « La VAE collective illustre une autre tendance de fond : l’individualisation des parcours de formation, construits désormais comme une réponse concrète et opérationnelle aux besoins du collaborateur et de l’entreprise », pointe Dominique Lemaire qui estime que l’avenir s’obscurcit pour les formations catalogue…

Source : http://business.lesechos.fr/

Devenez ingénieur chimiste par la VAE à l’Ecole de chimie de Rennes

Avis aux amateurs, l’Ecole nationale supérieure de chimie de Rennes propose de décrocher le titre d’ingénieur chimie par la validation des acquis de l’expérience.

Il suffit pour cela ne prendre contact avec le responsable VAE de l’école afin de s’assurer de la recevabilité de sa candidature. Le dossier devra comporter une lettre de motivation détaillant son expérience professionnelle et les compétences acquises, accompagnée d’un CV détaillé, de photocopies des précédents diplômes obtenus et un prévisionnel de plan de financement. Suivra une soutenance devant un jury qui décidera de la recevabilité de l’initiative.

Le candidat aura les mêmes droits et les mêmes obligations que les élèves ingénieurs de l’école. Un accompagnement sera fourni par le responsable VAE de l’établissement durant toute la démarche. Le diplôme d’ingénieur chimiste de l’ENSCR sera délivré à l’issue de la soutenance d’un mémoire professionnel réalisé devant jury.

Publié le 22/06/2016 / Publié par Antoine Teillet  http://www.studyrama.com/

Avez-vous le profil pour décrocher une VAE ?

Souvent méconnue, la Validation des acquis de l’expérience (VAE) est un formidable atout pour booster sa carrière. Mais encore faut-il se lancer en connaissance de cause. Si vous réunissez les 4 conditions suivantes, posez-vous la question !

1. J’ai développé de nouvelles compétences par mon travail

Sur le papier, Grégoire Galievsky est un cas d’école. « Quand j’ai commencé ma VAE en 2013, je travaillais dans une entité marketing à la direction de la relation client, témoigne ce cadre chez Orange. Or, à la base, j’avais plutôt une formation d’ingénieur. » Comme beaucoup de ses collègues, il n’exerce plus vraiment de métier en rapport direct avec son diplôme. « Au bout de dix ou quinze ans d’expérience, c’est une bonne étape pour se poser un peu, pour identifier ce que l’on sait faire et le faire valider. Je voulais aussi donner du vernis à mon CV et asseoir ma légitimité dans le secteur marketing. » « Cette validation des acquis de l’expérience est une vraie attestation d’un savoir-faire, rappelle Sandrine Teulé, adjointe de direction de l’ISEE Business School qui reçoit aussi des candidats. La démarche entraîne à la fois une satisfaction personnelle et une reconnaissance en son milieu professionnel. » Et nul besoin d’attendre dix ans pour y prétendre. « La VAE ne s’adresse pas qu’à des candidats senior : il suffit d’avoir trois ans d’expérience dans une activité pour pouvoir demander la validation de nouvelles compétences. »

2. Je suis capable de retourner à l’école

Mieux vaut être prévenu : dans les faits, pourtant, la démarche n’a rien d’évident. « L’investissement personnel nécessaire est variable mais il faut en général compter trois à quatre heures de travail personnel par semaine et ce, pendant plusieurs mois, observe Sylvestre Perrault, directeur des opérations au sein du groupe de formation Demos. Il y a tout un travail de préparation de la mise en valeur de son expérience qui nécessite beaucoup de rédaction. Il faut aussi passer devant un jury. Et, souvent, on conseille aux salariés d’essayer de faire une ou deux formations complémentaires pour appuyer leur VAE. » « Même si je suis content de l’avoir fait aujourd’hui, je ne suis pas sûr que je me serais lancé si j’avais su avant le temps que cela allait me prendre », plaisante Laurent Carola. Ce chef de projet marketing, pourtant déjà diplômé d’une école de commerce, est retourné sur les bancs de la NEOMA Business School pour remettre à jour certaines connaissances. « J’ai fait ma VAE dans le cadre d’une réactualisation de mon parcours. Même si c’est ma formation, après dix ans dans le marketing, c’était l’occasion pour moi de remettre à plat ce que je savais et de me mettre à niveau, notamment par rapport à l’évolution de mon métier avec l’arrivée d’Internet et des réseaux sociaux qui n’avaient pas la place qu’il ont aujourd’hui quand je faisais mes études. Il y avait beaucoup de choses que je savais sans le savoir. Mais aussi des connaissances qu’il me restait à assimiler. »

3. Je suis capable de m’organiser

Il est donc impératif pour un candidat de s’organiser. Et ce d’autant plus que la VAE se mène très souvent de front avec sa vie professionnelle mais aussi sa vie familiale. « S’il m’est arrivé de profiter d’une heure creuse de temps en temps au travail et de réviser dans les transports, je dirais que l’essentiel du travail à fournir doit se faire chez soi », se souvient Grégoire Galievsky. Ce candidat à la VAE se souvient que, malgré les mises en garde, 20 % des participants ont abandonné en cours de route pendant sa session. « Les formateurs avaient évoqué deux à trois heures de travail personnel par module, sachant qu’il en avait dix-huit. Mais au final, j’ai travaillé bien plus qu’une quarantaine d’heures. » Impossible, selon lui, de se lancer sans un minimum d’organisation mais aussi de compréhension de ses proches. « Il faut prévoir de sacrifier quelques heures après le dîner, quasiment un peu tous les soirs. J’ai aussi profité de quelques jours seul chez moi pour travailler à fond et pouvoir m’accorder trois semaines de vacances en famille. Ce n’est pas inconciliable si on a une certaine discipline et si tout le monde est d’accord ! »

4. Je veux changer de poste

Enfin, mieux vaut avoir une idée derrière la tête pour se motiver. « Une VAE va donner à un cadre un vrai recul sur lui-même et normalement lui ouvrir de nouvelles perspectives professionnelles », assure Sandrine Teulé. Même si la démarche peut se faire de façon personnelle sans en avertir son employeur, cette spécialiste rappelle qu’elle peut aussi s’organiser en bonne intelligence avec l’entreprise. « L’avantage, pour l’employeur, est de voir reconnu le rôle formateur de l’entreprise. Et c’est aussi l’occasion de développer l’employabilité d’un collaborateur est de favoriser sa mobilité interne. » Laurent Carola a ainsi vu ses efforts récompensés. « J’ai changé de poste grâce à la VAE. Non seulement j’ai acquis de nouvelles connaissances et une vision un peu différente des activités marketing, mais je pense que le travail fourni a joué dans ma promotion. Auprès des ressources humaines, j’ai aussi montré ma force de travail. »

Source : http://www.cadremploi.fr/

Blandine vient d’obtenir un diplôme d’enseignement supérieur avec la VAE

« Quand j’entends dire que le bac ne sert plus à rien, ça me fait bondir. C’est cet examen que je voulais obtenir au départ », lance Blandine, qui vient de recevoir la validation de son BTS assistant de gestion de PME-PMI à référentiel commun européen, obtenu après une VAE (validation des acquis de l’expérience). Un sésame qui lui ouvre les portes de postes ou concours auxquels elle ne pouvait prétendre avant.

Elle est déjà titulaire d’un BEP employé des services commerciaux. Cette habitante de Gerbéviller est en CDD depuis plusieurs années, à la communauté de commune de la Mortagne. Elle officie en tant qu’adjointe administrative. Au 1er juillet, elle sera définitivement rattachée à la CC de Rambervillers au service assainissement. « Cela correspond exactement à mon diplôme. Lors de mon entretien, la préparation de la VAE a été un plus sur mon CV et a été appréciée. » Elle espère une titularisation. « J’ai aussi passé le concours pour le devenir. »

« Les formateurs spécialistes de la VAE à Pôle emploi m’ont orientée vers cet examen de part mon parcours professionnel et mon expérience. » L’obtention de ce diplôme a pris près de six mois avec, en final, la présentation d’un mémoire devant un jury composé d’enseignants et de chefs d’entreprise. Cet oral a eu lieu en avril dernier « Le plus difficile a été de trouver les preuves de mon ancien poste pendant la réalisation du mémoire. Il a fallu prouver point par point que mes qualifications professionnelles correspondaient à un référentiel de l’Académie. »

A 53 ans, cette mère de deux enfants a passé 28 ans dans le privé. Elle a terminé assistante d’agence pour une grande entreprise spécialisée dans le bâtiment industriel. Qui l’a conduit de l’Alsace à la Normandie, avant un retour dans le secteur. « J’ai été licenciée en 2012 suite à une rupture conventionnelle avant une restructuration de la société. » Un coup dur pour Blandine.

« A Pôle emploi, des offres correspondaient à ce que je savais faire, mais elles m’étaient refusées parce que je n’avais pas l’examen requis. C’était frustrant de se faire recaler pour cette raison alors que j’avais l’expérience. » Aujourd’hui, l’examen est dans la poche. « J’ai fait cela pour montrer à mes enfants l’importance de travailler à l’école. C’est aussi un peu une revanche par rapport à mon licenciement et une reconnaissance de mes années passées dans le privé. Cela me permettra d’évoluer dans la fonction publique où je veux rester. »

« Cela devrait être obligatoire de valider son expérience professionnelle par un diplôme », ajoute la jeune titulaire d’un BTS. Qui ne compte pas s’arrêter là. Prochain objectif : le concours de rédacteur de la fonction publique. Blandine  peut le tenter, elle a le diplôme.

Source : http://www.estrepublicain.fr

Aide à domicile : des besoins exponentiels

Les aides à domicile comptent parmi les professions les plus recherchées au niveau national, selon l’enquête Besoin en main d’œuvre de Pôle emploi. On en compte déjà 29.600 en Midi-Pyrénées et 2.000 emplois supplémentaires devraient être créés d’ici 2017. Et ce n’est qu’un début ! Avec le vieillissement de la population et le maintien à domicile des personnes âgées, les besoins devraient certes être croissants. Pour accompagner la demande, et valoriser ses collaborateurs, le secteur de l’aide et des soins à domicile tend à se professionnaliser et à offrir davantage de perspectives de carrière.

Deux années de formation en moyenne

Si la fonction d’aide à domicile peut sembler exigeante, elle est également très gratifiante, car elle permet de travailler de façon autonome en prenant des responsabilités auprès de personnes que l’on accompagne. L’aide à domicile reçoit en effet pour mission d’assister les personnes dépendantes dans leur vie de tous les jours, en préparant leur repas, en prenant en charge l’entretien du logement, ou en les aidant dans les tâches quotidiennes (coiffure, sorties, démarches administratives). Pour exercer cette profession, une grande capacité d’écoute et une bonne adaptabilité sont des qualités indispensables. Le sens de l’organisation et du service et la discrétion sont aussi nécessaires.

Un cursus validé par un diplôme de niveau V doit être suivi, en formation initiale ou continue, pour espérer exercer ce métier. La durée des formations est de deux ans en moyenne et pour la plupart, accessibles directement après le Brevet des collèges. Pour se former, il existe notamment plusieurs filières à un niveau CAP ou équivalent : le Diplôme d’État d’auxiliaire de vie sociale (DEAVS), le CAP Assistant technique en milieux familial et collectif, le Certificat d’aptitude professionnelle agricole option Services en milieu rural, ou encore le titre professionnel Assistant(e) de vie aux familles et la Mention complémentaire Aide à domicile. Pour des formations en trois ans, qui permettront d’encadrer des équipes ou d’élaborer les missions d’intervention de manière plus approfondie, le Bac pro Accompagnement, soins et services à la personne (ASSP), options A domicile ou Structure, et le Bac pro Services aux personnes et aux territoires (SAPAT) sont requis. Autant de diplômes proposés en Midi-Pyrénées.

Après quelques années d’expérience, l’aide à domicile faire évoluer sa carrière, en s’inscrivant dans une démarche de Validation des acquis de l’expérience (VAE) ou de concours professionnels, et briguer alors des fonctions d’encadrement.
Agnès Frémiot

Source : http://www.toulemploi.fr/

VAE Optique

Réferentiel de la VAE BTS Optique Lunetier

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Résumé du référentiel d’emploi ou éléments de compétences acquis :

Ce BTS permet d’exercer la profession d’opticien-lunetier, qui est une profession réglementée. Il est exigé pour diriger ou gérer un magasin d’optique-lunetterie. L’opticien lunetier a une triple compétence  : scientifique, technique et commerciale.
Il est capable de  :

  • faire l’analyse de la vision, établir la formule de l’équipement  ;
  • procéder aux commandes nécessaires
  • préparer et contrôler l’équipement, (lunettes ou lentilles) ,
  • procéder aux essais, adapter l’équipement
  • effectuer ou faire effectuer les réparations courantes.

Il a également des compétences de communication (accueil du client, dialogue avec les autres spécialistes ), d’aménagement du point de vente et de gestion (préparation des tarifs, exploitation de l’entreprise, gestion des ressources humaines…)

Secteurs d’activité ou types d’emplois accessibles par le détenteur de ce diplôme, ce titre ou ce certificat :

  • magasins d’ optique lunetterie, services commerciaux des entreprises d’optique, services d’optique lunetterie
  • opticien-lunetier

Modalités d’accès à cette certification :

  • Optique géométrique et physique – Étude technique des systèmes optiques
  • Analyse de a vision
  • Examen de vue et prise de mesures et adaptation
  • Contrôle d’équipement et réalisation technique
  • Activités en milieu professionnel-
  • Économie et gestion de l’entreprise
  • Mathématiques
  • Français
  • Langue vivante étrangère

vaelunetier

Le pack VAE BTS Opticien Lunetier est  téléchargeable immédiatement :

Le pack VAE comprend : Les livrets1 et 2 vierges sous format word  + une préparation pour aborder sereinement le jury et un exemple expliqué du livret 2 en word complet et validé par le jury VAE en 2015 de 174 pages

« Nous savons  à quel point la rédaction de ce livret 2 est longue et difficile. A cet effet, nous mettons à votre disposition un exemple de livret 2 déjà validé par le jury. Il doit bien évidemment vous servir de source d’inspiration dans la rédaction du votre livret, mais nous rappelons qu’il s’agit avant tout d’un travail personnel. »

Enseignement supérieur : La VAE mobilisée pour “les disciplines rares”

Les “disciplines rares” sont des « disciplines à faibles effectifs mais à fort enjeu scientifique, culturel ou patrimonial » ou des « disciplines en mutation ou en émergence ». Un rapport à leur sujet a été remis à la secrétaire d’état à l’Enseignement supérieur et à la Recherche.
La proposition 12 – parmi les 14 propositions émises – concerne “La formation continue et la validation des acquis de l’expérience” qui permettraient “d’élargir le vivier de recrutement au-delà de la formation initiale”. Leur mise en place est “probablement le seul moyen de constituer le vivier des enseignants nécessaires. L’augmentation des doctorats en VAE peut permettre de soutenir la recherche dans certains de ces domaines et favoriser les rapprochements entre des structures de recherches aux finalités différentes mais complémentaires”.
Le rapport insiste sur l’urgence à mettre en œuvre des actions concrètes, parmi lesquelles la mise en place d’un observatoire est qualifiée d’« indispensable ».
Le rapport sur les disciplines rares (décembre 2014)