87 % attribuent à la VAE des effets positifs sur leur vie personnelle

Prendre en compte son expérience professionnelle, obtenir un diplôme sans reprendre des études tout cela dans une durée plus adaptée à sa vie professionnelle qu’une formation classique, telles sont les raisons invoquées par les salariés interrogés par l’enquête sur la VAE diligentée par Uniformation, Opca de l’économie sociale, de l’habitat social et de la protection sociale, et récemment mise en ligne sur son site. 52 % des 4 000 bénéficiaires de congés VAE de 2010 à 2013 questionnés ont répondu, permettant ainsi d’identifier l’impact professionnel et personnel de la VAE sur les parcours et de mesurer le taux d’obtention de certification, de titre ou diplôme visés.

L’enquête montre que ce qui pousse les salariés à engager le processus s’articule autour de trois facteurs : l’obtention d’une reconnaissance personnelle, l’acquisition d’un diplôme et l’amélioration de leur salaire. De fait, 78 % des bénéficiaires d’un congé VAE sont satisfaits de ses effets sur leur vie professionnelle, 25 % d’entre eux ont profité d’une augmentation de salaire et 23 % d’un changement de qualification. Et 87 % attribuent à la VAE des effets positifs sur leur vie personnelle : 27 % ont regagné confiance en eux, 25 % ont acquis de nouvelles compétences et 22 % ont reçu une forme de reconnaissance de la part de leur entourage.

Le congé leur a permis d’être accompagnés dans leur démarche VAE : 38 % sur l’élaboration du dossier de validation-livret 2, 30 % pour la préparation au passage devant le jury et 21 % sur l’élaboration du dossier de recevabilité-livret 1. Les difficultés ont concerné surtout la rédaction du dossier de validation-livret 2 (29 %). Un quart des bénéficiaires ont eu du mal à concilier la VAE avec leur vie personnelle et 19 % avec leur vie professionnelle.

Une grande majorité des salariés est satisfaite de l’accompagnement mais ils jugent à 36 % qu’elle est trop courte. Ainsi, la durée moyenne est de 21 heures sur une durée totale d’un parcours de 7 mois. Mais c’est un plébiscite : la quasi-totalité des bénéficiaires sont prêts à recommander ce dispositif auprès de leurs collègues.

Portrait chinois : si la VAE était….

La vision d’un diplômé en Master par la VAE

A l’occasion des Journées Portes Ouvertes, le Service VAE de l’Unistra a organisé une rencontre avec la participation de Caroline et Rémy, deux anciens candidats. Ils sont venus partager, avec des personnes intéressées par la VAE, leur expérience de ce dispositif permettant d’obtenir un diplôme, sur la base des acquis de leur expérience.

Caroline est Professeur des écoles. Elle a obtenu en 2013 un Master Métiers de l’Education et de la Formation – Enseignement Polyvalent du Premier Degré, après avoir bénéficié d’un accompagnement semi-collectif proposé par le SVAE et l’IUFM (aujourd’hui l’ESPE). Caroline a souligné la richesse des échanges avec ses accompagnateurs, conseillère VAE et enseignante, qui lui ont permis de questionner son expérience, prendre de la hauteur et ainsi, savoir valoriser au mieux ses acquis.

Rémy, qui travaille chez Lilly France, a obtenu en 2014 un Master Sciences du médicament – Ingénierie pharmaceutique. Depuis, il intervient dans la formation à la demande du responsable du diplôme Thierry Vandamme. Rémy a réalisé le portrait chinois de sa VAE et livre un témoignage original de son parcours :

Si la VAE était une couleur, ce serait la couleur verte parce que le vert est la couleur de l’espoir.
Si la VAE était une saison, ce serait l’hiver parce que l’hiver est la saison la plus propice à la réflexion, la prise de recul, à la rédaction ainsi qu’à la prise de bonnes résolutions après la période des fêtes.
Si la VAE était une plante, ce serait le lierre grimpant parce qu’il représente le cheminement réalisé pour explorer toutes les facettes de son expérience.
Si la VAE était un lieu, ce serait un musée parce qu’une partie des expériences passées est présente dans le dossier.
Si la VAE était un sentiment, ce serait la palette entière des sentiments parce qu’il faut vivre ses expériences avec beaucoup de sentiments pour les ressentir entièrement. Ces sentiments ressortent une seconde fois lors de la rédaction du dossier.
Si la VAE était un personnage, ce serait un navigateur de Vendée Globe parce qu’il faut du cran pour partir dans cette aventure, on sait que ce ne sera pas rose tous les jours, et heureusement que l’on dispose d’un excellent navigateur du service VAE pour nous aider à suivre la meilleur route.
Si la VAE était un animal, ce serait un cachalot parce que c’est l’animal capable de sonder le plus longtemps dans les grandes profondeurs de l’océan de notre expérience.
Si la VAE était un véhicule, ce serait un tout terrain parce qu’il faut explorer hors des sentiers battus.
Si la VAE était un paysage, ce serait une route sinueuse en montagne parce qu’elle représente l’effort à fournir pour gravir le col, qu’une fois arrivé, on peut se retourner sur le chemin parcouru et qu’on peut contempler de nouveaux horizons.
Si la VAE était un objet, ce serait un papier et un stylo parce que la suite c’est à vous de la rédiger.

Enseignement supérieur : La VAE mobilisée pour « les disciplines rares »

Les « disciplines rares » sont des « disciplines à faibles effectifs mais à fort enjeu scientifique, culturel ou patrimonial » ou des « disciplines en mutation ou en émergence ». Un rapport à leur sujet a été remis à la secrétaire d’état à l’Enseignement supérieur et à la Recherche.
La proposition 12 – parmi les 14 propositions émises – concerne « La formation continue et la validation des acquis de l’expérience » qui permettraient « d’élargir le vivier de recrutement au-delà de la formation initiale ». Leur mise en place est « probablement le seul moyen de constituer le vivier des enseignants nécessaires. L’augmentation des doctorats en VAE peut permettre de soutenir la recherche dans certains de ces domaines et favoriser les rapprochements entre des structures de recherches aux finalités différentes mais complémentaires ».
Le rapport insiste sur l’urgence à mettre en œuvre des actions concrètes, parmi lesquelles la mise en place d’un observatoire est qualifiée d’« indispensable ».
Le rapport sur les disciplines rares (décembre 2014)

S’informer sur les diplômes de l’éducation spécialisée avec la VAE

 

Sinformer sur les diplômes de l’éducation spécialisée

Diplôme d’état d’éducateur spécialisé (DEES)

Objectifs

L’éducateur spécialisé, dans le cadre des politiques partenariales de prévention, de protection et d’insertion, aide au développement de la personnalité et à l’épanouissement de la personne ainsi qu’à la mise en œuvre de pratiques d’action collective en direction des groupes et des territoires. Son intervention, dans le cadre d’équipes pluri-professionnelles, s’effectue conformément au projet institutionnel répondant à une commande sociale éducative exprimée par différents donneurs d’ordre et financeurs, en fonction des champs de compétences qui sont les leurs dans un contexte institutionnel ou un territoire.

Diplôme d’état d’éducateur technique spécialisé (DEETS)

Objectifs

L’éducateur technique spécialisé (ETS) est un travailleur social. Il contribue à l’intégration sociale et à l’insertion professionnelle de personnes handicapées ou en difficulté, par l’encadrement d’activités techniques de production au cours d’une prise en charge éducative et sociale.

L’ETS travaille au sein d’une équipe pluri-professionnelle en lien avec d’autres acteurs : sociaux, médicaux, économiques…

L’ETS exerce ses fonctions dans des établissements et services sanitaires, sociaux et médico-sociaux, dans les entreprises de travail ordinaire et protégé, ou dans des dispositifs d’insertion des secteurs publics et privés.

Le Diplôme d’état de moniteur éducateur (DEME)

Objectifs

Il assure une relation éducative au sein d’espaces collectifs et favorise l’accès aux ressources de l’environnement (sportives, culturelles, citoyennes…). Il peut ainsi mettre en place et encadrer des médiations éducatives et des activités de soutien scolaire, d’insertion professionnelle ou de loisirs.

Il veille à la qualité de l’animation des structures dans lesquelles les personnes vivent. Les actes de la vie quotidienne sont un support essentiel à son intervention.

Il contribue à la mise en œuvre au quotidien de projets personnalisés ou adaptés auprès des personnes accompagnées.

Tous ces diplômes peuvent être obtenues par la VAE.

VAE Moniteur éducateur

J’obtiens mon diplôme d’aide soignante par la vae

Le Diplôme d’État d’aide soignante (DEAS) peut également être obtenu par la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE).

Les candidats souhaitant acquérir le DEAS doivent justifier des compétences acquises au cours des 12 dernières années dans l’exercice d’une activité salariée ou bénévole, en rapport direct avec le contenu du diplôme (réalisation des soins d‘hygiène et de confort en établissement ou au domicile auprès de personnes dépendantes, inconscientes, ou ayant un degré d‘autonomie).

Le candidat doit justifier d’au moins 3 ans en équivalent temps plein, soit 4200 heures.

Les demandes sont instruites par l’Agence de Services et de Paiement (ASP) (0810 017 710) et validées après rédaction d’un livret relatant l’expérience et un entretien avec un jury, en vue de l’obtention totale ou partielle du diplôme.

L’aide soignante travaille en milieu hospitalier. Il peut aussi être employé dans d’autres services : maisons de retraite, services de soins à domicile…

Il peut envisager après une expérience de 3 ans en tant qu’aide-soignant, une formation d’infirmier à condition de passer le concours d’admission

Les textes de référence

• Arrêté du 22 octobre 2005 modifié relatif à la formation conduisant au diplôme d’état d’aide-soignant • Décret du 31 août 2007 • Arrêté du15 mars 2010 • Arrêté du 25 janvier 2005 relatif aux modalités d’organisation de la Validation des Acquis de l’Expérience pour l’obtention du diplôme d’État d’aide soignante

Le nouveau diplôme de l’animation : DEJEPS

Le nouveau diplôme de l’animation, le Diplôme d’Etat de la Jeunesse, de l’Education Populaire et du Sport est homologué de niveau III. Il remplacera avec le DESEPS le BEES de second degré, le DEFA et le DEDPAD.

Le DEJEPS apparaît dans la continuité de la rénovation des diplômes professionnels de l’animation et du sport. La filière s’harmonise et se structure peu à peu et le DEJEPS permet d’etendre les compétences du BPJEPS en s’adaptant plus à l’évolution de l’animation. Son organisation est comme le Bpjeps, structurée en unités capitalisables (UC).

Comme le BPJEPS, il s’inscrit également dans l’individualisation du parcours de formation, notamment avec la méthode du « positionnement ».

Le DEJEPS peut-être acquis par l’intermédiaire de la VAE.

Les conditions d’accès :

Les candidats choisissent un DEJEPS comportant une spécialité (perfectionnement sportif ou animation socio-éducative ou culturelle) et une mention qui les intéressent. Ils doivent ensuite s’inscrire pour les tests de sélection auprès de l’organisme de formation habilité pour la formation.

Suite à cela, l’organisme de formation organise un « positionnement » individuel qui peut engendrer un allégement de formation.

Le déroulement :

Ce diplôme est composé de 4 UC dont :

Les UC transversales :

  • UC 1 : Capacité à concevoir un projet d’action
  • UC 2 : Capacité à coordonner la mise en oeuvre d’un projet d’action

L’UC de la spécialité :

  • UC 3 spécialité « Perfectionnement sportif »: Capacité à conduire une démarche de perfectionnement sportif dans une discipline.

ou

  • UC 3 spécialité « Animation socio-éducative ou culturelle » : Capacité à conduire des démarches pédagogiques dans une perspective socio-éducative.

L’UC de la mention :

  • UC 4 spécialité « perfectionnement sportif »: capacité à encadrer la discipline sportive en sécurité.ou
  • UC 4 « spécialité « animation socio-éducative ou culturelle »: Capacité à animer en sécurité dans le champ d’activité.

La formation se déroule en alternance : 700 heures théoriques (minimum) et 500 heures (minimum) sur le terrain.

Pour valider le diplôme, le candidat doit réussir les 4 UC

Les mentions existantes actuellement :

  • Spécialité « perfectionnement sportif » :
    • Rugby à XV
    • Triathlon
  • Spécialité « Animation socio-educative ou culturelle »:
    • Aucune

Validation des acquis de l’expérience (VAE) : ce qui change ?

Salariés en contrat à durée déterminée (CDD) ou encore accompagnement des salariés… Les conditions pour bénéficier d’une validation des acquis de l’expérience (VAE) sont assouplies : un décret a en effet été publié en ce sens au Journal officiel du vendredi 14 novembre 2014. Il fait suite à la loi du 5 mars 2014 concernant la formation professionnelle.

Pour les salariés en CDD, il n’est désormais plus nécessaire de justifier d’une activité de 4 mois sur les 12 derniers mois. Le congé pour VAE se déroulant, en règle générale, en dehors de la période du CDD, il doit débuter au plus tard 12 mois après le terme du contrat.

Par ailleurs, ce décret précise le contenu de l’accompagnement auquel peuvent prétendre les candidats à cette validation : l’accompagnement débute dès recevabilité du dossier de demande de validation et prend fin à la date d’évaluation par le jury. Cet accompagnement comprend un module de base composé d’une aide :
à la description des activités et de l’expérience du candidat correspondant aux exigences du référentiel de la certification visée,
à la formalisation de son dossier de validation,
à la préparation de l’entretien avec le jury,
et, le cas échéant, à la mise en situation professionnelle.

La VAE est un droit individuel qui permet d’obtenir tout ou partie d’une certification sur la base d’une expérience professionnelle après validation par un jury des connaissances et des compétences acquises. La certification peut être un diplôme, un titre à finalité professionnelle ou un certificat de qualification professionnelle.

Publié le 19.11.2014 – Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)

L’avenir de la VAE en chiffre

Une étude de l’éducation nationale, que nous présentons en exclusivité, montre qu’après un rapide essor, ce dispositif permettant de faire reconnaître par un diplôme les compétences et connaissances acquises au travail voit le nombre de ses bénéficiaires stagner.

Que dit l’étude ?

La  Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (Depp) montre qu’en 2012, dix ans après le lancement de la validation des acquis de l’expérience (VAE), l’éducation nationale avait délivré par ce biais 129 000 diplômes « à finalité professionnelle » (les CAP, BEP, BTS ainsi que les diplômes des métiers d’art ou encore plusieurs diplômes d’État). Après une montée en puissance jusqu’au milieu des années 2000, le nombre de candidats a stagné. À ce jour, la VAE – qui permet de faire reconnaître par un jury, sur la base d’un dossier, les compétences et connaissances que l’on a acquises en travaillant – reste une voie d’accès marginale à la qualification (2 % à peine des diplômes cités ci-dessus).
« Ce dispositif arrive très loin derrière la formation initiale mais aussi derrière la formation continue ou encore les candidatures individuelles aux examens », note Catherine Moisan, la directrice de la Depp. Ces nouveaux chiffres, qui portent exclusivement sur les dossiers traités par l’éducation nationale, font apparaître une tendance semblable à celle observée dans d’autres secteurs : on note aussi une stagnation du nombre de diplômes délivrés par les universités et le Conservatoire national des arts et métiers, de même que par les ministères de la santé et les affaires sociales, de l’agriculture ou encore de la jeunesse et des sports. Soit au total 250 000 diplômes décernés.

Quel est le profil des candidats à la VAE ?

Les personnes qui s’engagent dans la VAE sont, dans 76 % des cas, des femmes. Dans sept cas sur dix, les candidats sont déjà en emploi. « Peut-être parce que les chômeurs se sentent moins sûrs de leurs compétences ou craignent qu’une telle démarche ne les détourne de leur recherche d’emploi », avance Catherine Moisan.

Autre caractéristique : les candidats à la VAE visent des diplômes de plus en plus élevés. Pour autant, côté éducation nationale, le CAP petite enfance reste le plus prisé, avec 16 % des dossiers examinés, suivi par le diplôme d’État d’éducateur spécialisé et par celui de moniteur éducateur.

De manière générale, les salariés des services à la personne sont les plus nombreux à s’emparer du dispositif. C’est le cas de Sandrine qui, avant d’obtenir en avril son diplôme d’État d’auxiliaire de vie sociale, effectuait déjà depuis douze ans des interventions (ménage, courses, aide à la toilette, etc.) au domicile de personnes âgées, malades ou handicapées, dans la Vienne. Ce diplôme est, dit-elle, une « reconnaissance », de nature à « renforcer le lien de confiance avec les clients » et qui de surcroît s’est traduite par une augmentation de revenu mensuelle d’environ 50 €.

Sandrine s’est lancée dans l’aventure car son employeur, l’association ADMR, l’a soutenue dans ses démarches. Désireux de poursuivre sa professionnalisation, ce réseau a, l’an dernier, pour le seul département de la Vienne, accompagné 50 de ses 1 400 salariés dans une VAE.

Comment relancer le dispositif ?

« Trop de gens susceptibles d’être concernés ne savent même pas que la VAE existe », déplore Catherine Moisan, qui réclame un effort d’information. Pour elle, il faudrait aussi analyser les freins spécifiques à certains secteurs, notamment l’industrie, restée à l’écart du dispositif. Surtout, il faudrait pouvoir « aller jusqu’au bout de cette petite révolution culturelle consistant, dans un pays qui, plus que tout autre, valorise la formation initiale, à accepter que le travail puisse produire des compétences et des connaissances ».

Encore faut-il qu’un diplôme acquis via la VAE offre au diplômé une vraie plus-value. Ce qui est loin d’être toujours le cas, notamment dans le social. Isabelle, qui très longtemps avait exercé les fonctions d’éducatrice spécialisée avec un simple diplôme d’aide médico-psychologique (AMP), a réussi l’an dernier à faire reconnaître son expérience, après quatre ans de démarches, sans accompagnement de son employeur. Depuis, rien n’a changé, elle reste embauchée comme AMP. « C’est tout juste si on me dit que je serai prioritaire si un jour un hypothétique poste d’éducateur spécialisé est créé dans ma structure », déplore-t-elle. Il n’est d’ailleurs pas rare que des diplômés soient obligés de changer d’emploi pour tirer pleinement profit de leur VAE.
DENIS PEIRON (Lacroix.com)

Questions / Réponses : obtenir le CAP Petite enfance

Pour obtenir le CAP Petite enfance on peut, soit suivre une formation, soit déposer une demande de validation d’acquis si l’expérience professionnelle acquise le permet.

Comment préparer le CAP Petite enfance ?

Le CAP Petite enfance se prépare très souvent par la voie de la formation continue. Ce CAP peut aussi se préparer en formation initiale, principalement par la voie de l’apprentissage. Le CNED (Centre national d’enseignement à distance / Education nationale) propose également des formations par correspondance qui permettent de présenter l’examen en candidat individuelle. Les dates limites d’inscription aux diplômes se situent vers le mois de novembre pour un examen l’année suivante. Il faut dans tous les cas se renseigner auprès du service des examens et concours des rectorats.

Sites et coordonnées utiles dans l’encadré « Ressources » ci-contre

Comment obtenir le financement de la formation ?

Pour les demandeurs d’emploi, la formation peut être financée par Pôle Emploi ou le conseil régional. Dans tous les cas on doit se renseigner auprès de son conseiller Pôle Emploi. La formation peut également être financée dans le cadre d’un contrat d’apprentissage ou d’un contrat de professionnalisation.
Les salariés peuvent obtenir le financement de la formation au CAP Petite enfance dans le cadre d’un congé individuel de formation.

Faut-il avoir le CAP Petite enfance pour devenir agent territorial spécialisé des écoles maternelles (ATSEM) ?

Oui. Pour les conditions d’inscription au concours ATSEM, il faut se renseigner dans les mairies. De nombreux organismes de formation, dont les Greta, préparent au concours d’ATSEM.

Qui peut obtenir le CAP Petite enfance par la validation des acquis de l’expérience ? L’expérience d’assistant maternel peut-elle être prise en compte ?

Le CAP Petite enfance est accessible par la VAE à toute personne disposant de 3 ans d’expérience professionnelle dans le secteur de la petite enfance (0 à 6 ans).
Les assistants maternels non permanents peuvent postuler au CAP Petite enfance par la VAE dès lors qu’ils ont ces 3 ans d’activités ou d’expérience professionnelle. Cette disposition est aussi ouverte à toute autre personne non désignée comme assistant maternel mais ayant acquis une expérience professionnelle similaire. Dans le cadre de la VAE, il faut ensuite distinguer le droit d’être candidat, qui repose notamment sur le fait d’avoir les 3 années d’activités ou d’expérience professionnelle, et l’obtention du diplôme, qui repose sur l’examen du dossier par le jury.

Dans tous les cas on doit s’adresser au dispositif académique de validation d’acquis présent dans chaque rectorat.

Sites et coordonnées dans la rubrique « Ressources » ci-contre

Le fait d’avoir éduqué et élévé ses propres enfants peut-il être considéré comme une expérience professionnelle pouvant être prise en compte dans la cadre de la validation ?

Non, être parent de jeunes enfants ou l’avoir été, ne donne aucun droit en matière de validation d’acquis. Rappelons que la validation d’acquis prend en compte l’expérience professionnelle mais aussi l’expérience acquise dans des activités bénévoles dont on peut justifier la réalité.

Comment est appréciée la recevabilité des candidatures ?

La recevabilité d’une candidature repose d’abord sur l’acceptation du livret 1 : le candidat doit notamment apporter la preuve qu’il a exercé pendant 3 ans des  » activités en lien avec la finalité du diplôme » et que son activité s’effectuait auprès de jeunes enfants de 0 et 6 ans. Cette activité peut avoir été à plein temps ou à temps partiel. Si la candidature est jugée recevable, le candidat peut alors préparer le livret 2 pour l’examen de ses compétences par le jury.

Où déposer un dossier de validation d’acquis ?

On retire et dépose un dossier de validation d’acquis dans un des 30 dispositifs académiques de validation d’acquis, généralement situés dans les rectorats. On y obtient également tous les conseils nécessaires à la finalisation de son projet.

Sites et coordonnées dans la rubrique « Ressources  » ci-contre

Faut-il avoir exercé son activité professionnelle  dans des lieux particuliers pour faire valider ses acquis ?

Non, rien ne dit que les activités doivent avoir été exercées dans leur exhaustivité, ni dans des lieux particuliers, ni couvrir la totalité des âges de 0 à 6 ans.

Comment le jury apprécie-t-il les compétences des candidats ?

Le jury apprécie la conformité des compétences acquises pour la prise en charge d’enfants par rapport à celles définies par le référentiel du diplôme. La VAE permet de postuler pour un diplôme dans sa totalité.

Un assistant maternel peut-il obtenir le CAP Petite enfance par la validation des acquis de l’expérience ?

Un assistant maternel expérimenté peut se voir décerner le CAP Petite enfance intégralement si les compétences qui caractérisent la prise en charge des enfants sont bien maîtrisées, et si le jury considère que cette personne est apte à prendre en charge tout enfant, quel que soit le lieu d’exercice. C’est au jury d’apprécier la transférabilité des compétences.

Pour obtenir le CAP Petite enfance par la validation des acquis, faut-il faire un stage comme c’est exigé dans les cursus de formation ?

Non, le stage est une condition exigée dans le cadre d’un cursus de formation mais pas dans le cadre de la validation des acquis. En effet s’il est obligatoire pour les candidats sous statut scolaire ou en apprentissage, c’est  qu’on considère qu’il participe de la construction des compétences. Par contre on considère que les candidats VAE parviennent aux même compétences par d’autres moyens, en particulier par les trois années minimum d’expérience.

Est-il possible en tant qu’assistant maternel d’obtenir la totalité du CAP Petite enfance par la VAE alors qu’on  n’a pas d’expérience en structure collective ?

Un assistant maternel non permanent peut se voir attribuer la totalité du diplôme même s’il n’a généralement pas d’expérience en structure collective. Aucune obligation n’est faite aux assistants maternels d’en avoir une. C’est au jury de décider si les compétences mises en évidence par le dossier VAE, compétences acquises en dehors d’établissements accueillant de jeunes enfants, permettront la tranférabilté des compétences et l’adaptation en structure collective.

Doit-on suivre un stage en structure collective pour obtenir l’unité 2 du CAP Petite enfance par la VAE ?

La possibilité de valider l’expérience professionnelle pour l’obtention du CAP Petite Enfance ne peut être liée au suivi d’un stage en structure collective.

L’attestation de premiers soins (AFPS) est-elle obligatoire pour la VAE ?

Le dossier VAE élaboré par le candidat peut comporter comme pièce complémentaire l’attestation de premiers soins. Mais la délivrance du diplôme ne saurait être subordonnée à sa production.

Dans le cadre de la VAE, quel est l’avantage de posséder déjà un diplôme ?

Si l’on possède déjà un CAP, un BEP, un baccalauréat ou un diplôme équivalent, on est dispensé des épreuves générales du CAP petite enfance.

Concernant les épreuves professionnelles du CAP Petite enfance, il existe d’autres équivalences. Ces renseignements s’obtiennent auprès des dispositifs académiques de validation d’acquis ou sur le site du CNDP.

ressources : site du Greta

 

A qui la VAE CAP petite enfance est-elle accessible?

Pour accéder à la VAE (validation des acquis de l’expérience) CAP petite enfance, il faut justifier de 3 ans d’expérience professionnelle dans le domaine de la petite enfance, c’est-à-dire auprès d’enfants de 0 à 6 ans. Ces dispositions concernent surtout les assistantes maternelles exerçant leur activité depuis au moins trois ans, mais elle s’adresse également à toute personne possédant cette expérience.

L’expérience acquise ne se limite pas au côté professionnel : il est également tenu compte des activités bénévoles exercées auprès de jeunes enfants, à condition de pouvoir en apporter la preuve. En revanche, le fait d’avoir élevé ses propres enfants n’ouvre pas droit à la VAE.